Christian BRUN

 40 ans déjà que Christian Brun se promène de ville en ville, de pays en pays passant d’un genre de jazz à un autre avec une grande facilité. Aujourd’hui, son nom est gage de qualité et d’éclectisme.

Le musicien a su durer grâce à sa grande capacité d’adaptation. Ouverture des concerts d’un certain Miles Davis dans les années 1980, enregistrement avec DJ Cam dans les années 2000 : Grand écart.

Par certains aspects, ce nouvel album de Christian Brun rappellera à vos mémoires des guitaristes comme Dwight Sills, Keith Robinson, Ronny Jordan ou Jonathan Butler. Ici, le guitariste au parcours déjà long et riche de multiples rencontres place les lignes de son instrument sur des rythmiques tantôt hip-hop, tantôt soul, parfois jazz, be-bop ou blues. A chaque fois, le son électrique pur et la dextérité sont au rendez-vous tout comme la poésie et la nostalgie. “Melodicity” : l’album porte bien son nom : Les mélodies sont belles et intemporelles rendant hommage aux plus grands guitaristes dont il fait partie.

Avec lui, la crème des musiciens : Incroyable ouverture du batteur Manu Franchi sur “Yes Wes”, placement et subtilité du pianiste et claviers Damien Argentieri, bien suivi par sir Yolni Zelnik et sa contrebasse. “Zombie’s Dance” est un bel exemple de leur complicité sur un groove tout en finesse. Quand à Alexandre Tassel (Tassel & Naturel, Wise, 9 In Common…) il excelle sur “A Breath Of Fresh Air” mais c’est un euphémisme. Un jazz également influencé par “Headhunters” et le RH Factor.

Un quatrième album solo, enregistré dans les studios bretons d’Alexandre Tassel. Depuis qu’il a dit “au revoir à Paris“, le trompettiste reçoit des musiciens triés sur le volet dans son antre. C’est donc logiquement que Christian Brun lui a rendu visite pour cette nouvelle pierre (précieuse) ajoutée à son beau parcours.

Christian Brun “Melodicity” (2017,weseemusic)*** Acheter

Artistes du même genre : Dwight Sills, Denis Coffey, Keith Robinson, Jonathan Butler,

Laisser un commentaire