KERBSIDE CONNECTION

 De la soul comme à la grande époque, du funk bien trempé et toujours un groove bien sale, c’est un peu ça le style des australiens de “Kerbside Collection”.

Kerbside, c’est un peu l’âme “Motown” chez les kangourous. Les titres sont enregistrés dans un petit local de la maison et le son est chaud. Les titres, instrumentals pour la plupart, sont en analogique et les “fender” ainsi que les éléments jazz sont un peu partout. Parfois, l’âme de la Nouvelle-Orleans rejoint celle de Detroit et c’est explosif. Une musique riche, colorée en errance sur les territoires des années 60 et 70.

L’album “Smoke Signals” s’ouvre avec un effet de surprise. Un “Waiting Game” tranquille, un brin psyché qui rappellera un peu le “Moon Safari” de AIR. Ensuite, c’est un enchainement de furieux “groove” jazz-funk à la Cedar Walton des 70’s. Flûte très funk, breakbeats, jazz-bongo, guitares rythmiques étincelantes, orgues hammond, c’est un festival. Il faut dire que Jake Mason des “Cookin’ on 3 burners” et du “Jake Mason trio” est de la partie. Titre 7 et la formation nous offre un instant de répit avec le sublime “Little Mountain”, titre atmosphérique avec des cuivres qui ne sont pas sans rappeler le travail d’un Eric Leeds. Magique ! Mais le répit est de courte durée et le très acid-jazz “Westchester Lady” (reprise d’un titre fameux de Bob James) nous transporte vers Corduroy ou James Taylor Quartet. Bref ! Vers l’acid-jazz anglais des années 1990.

“Smoke Signals”, c’est un peu comme une promenade dans les rayons d’une immense discothèque, une ballade aléatoire au pays du groove en tout genre. Une belle réussite, une énergie puissante et très communicative.

Kerbside Collection “Smoke Signals” (2018, legere recordings)*** Acheter

Artistes du même genre ou de la même époque : Cookin’ on 3 Burners, lucky Brown, The haggis horns

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