McLorin entre “live” et studio

 Amour et haine, joie et mal de tête, dualité des émotions et la façon dont elles sont liées dans notre psychisme, tels sont les thèmes du quatrième album de Cecile McLorin Salvant.

 Enregistré live au “Village Vanguard” de la “grosse pomme” (on entend parfois le public enthousiaste) et dans le studio new-yorkais “DiMenna Center”, ce double album mélange reprises de standards et compositions personnelles ayant comme sujet romance et déception amoureuse. Avec elle, le fidèle pianiste Aaron Diehl, le bassiste Paul Sikivie et le batteur Lawrence Leathers. A ce trio bien rodé se greffe parfois un ensemble de cordes classique dont les orchestrations précises accentuent les émotions transmises par la chanteuse. Le pianiste Sullivan Fortner effectue un travail remarquable en parfaite osmose avec le chant de Cecile McLorin. Leur duo rappellera celui composé d’Oscar Peterson et Ella Fitzgerald.

Depuis 2010 et sa victoire au concours “Thelonious Monk”, l’artiste de Miami s’est bâti une solide réputation et suit un beau parcours grâce à une technique vocale sophistiquée et dynamique avec un profond sens du phrasé. Cecile McLorin Salvant a aussi un sens fort de la poésie et une personnalité tout aussi forte qu’elle transmet dans sa façon de chanter.

“Dreams and Daggers” est un savant mélange entre “live” et studio, entre chansons romantiques joyeuses et tristes, entre petite formation intimiste et grand ensemble classique : Brillant !

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