Millie JACKSON

 Connue pour ses textes salaces, cette chanteuse a marqué la soul par sa voix et par son attitude très provocante.

La première fois que Millie Jackson chante sur une scène, c’est dans une discothèque. Assise dans le public, elle ose se lever pour interpréter “Don’t Play It No More” de Ben E. King. Le club “Smalls Paradise” l’emploiera ensuite pendant deux semaines, sans jamais la payer. C’est Tony Rice, jeune homme inconnu, qui l’invite à venir dans le new-jersey puis à Brooklyn, New-York, pour chanter pendant quinze jours. Ce sera le début de sa carrière.

Millie Jackson était née à Thompson, Georgie. Elle grandit avec sa grand-mère avant de rejoindre son père à Newark, New Jersey, en 1958. Elle écoute Otis Redding, Sam Cooke et les O’Jays, entre autres. En 1971, elle enregistre la chanson “A Child Of God (It’s Hard To Believe)”. Ce sera son premier single classé dans les meilleures ventes. Très vite, à cause du contenu du texte très sulfureux, la chanson est interdite et retirée des ventes. Mais le single atteindra quand même la 22eme place au hit R&B.

Printemps 1972 : Millie Jackson entre dans le top 10 des ventes R&B avec sa chanson “Ask Me What You Want”. Elle réédite l’exploit au mois d’août de la même année avec “My Man, A Sweet Man”. Elle tourne énormément dans les clubs du pays. Sa voix, proche de celle de Gladys Knight, plaît de plus en plus. En 1973, “Hurts So Good” est N°3 des ventes R&B et entre dans le top pop. La chanson fera partie de la B.O. du film “Cleopatra Jones”.

Janvier 1975, elle enregistre l’album de sa carrière. La référence lorsqu’on parle de Millie Jackson, c’est “Caught Up”. Comme d’habitude, le langage y est très cru et Millie Jackson utilise le rap comme moyen d’expression. Elle est nominée deux fois aux “Grammy” pour la chanson “If Loving You Is Wrong I Don’t Want To Be Right”, tout un programme. Par la suite, elle utilisera de plus en plus le rap. Dans la deuxième moitié des années 1970, elle sort des albums à la réussite commerciale indéniable. Elle est très populaire dans la communauté noire américaine. Le disco aura raison de sa popularité.

En 1986, elle tentera un retour chez “Jive records”. Avec Timmy Allen, membre du groupe “Change“, bassiste réputé et compositeur pour Lillo Thomas et d’autres artistes du label “Hush / Orpheus“, elle enregistre “An Imitation Of Love”. Même si le titre “Hot Wild Unrestricted Love” plaira aux amateurs de funk d’une nouvelle génération, l’album sera un échec commerciale.

Ensuite, elle se tourne vers le théâtre et la radio.

Discographie Selective

 Millie Jackson (1972, Southbound)*** Acheter

 It Hurts So Good (1973, Southbound)**

 Caught Up (1974, Southbound)*** Acheter

 Still Caught Up (1975, Southbound)** Acheter

 Feelin’ Bitchy (1977, Southbound)*** Acheter

 Get It Out’ Cha System (1978, Southbound)** Acheter

 Millie Jackson & Isaac Hayes “Royal Rappin’s” (1980, Southbound)* Acheter

 An Imitation Of Love (1986, Jive / FTG)* Acheter

Artistes du même genre ou de la même époque : Betty Davis, Candy Staton, Ann Peebles, Barbara Lynn, Denise LaSalle…

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