OZMA

Ozma ose et semble rendre hommage à ses prestigieux ainés. Sur leur album “Hyperlapse”, Truffaz et Miles sont très présents.

Le jazz d’Ozma est électrique à plus d’un titre, nerveux, inspiré et salvateur. N’en déplaise aux intégristes du genre, leur jazz casse les barrières et tant mieux ! Ces musiciens s’amusent en jouant et ce plaisir fait du bien à entendre.

Le groupe tourne beaucoup et réussit à traduire le goût de l’improvisation et de la scène en studio. Bravo ! Cela donne lieu à quelques belles envolées de guitare électrique (Die Gilde), à de belles lignes de guitares rythmiques et à de brillants phrasés de saxophone (One Night In Bulawayo).

Ozma, très doué pour le “groove” jazz-rock / jazz-funk sait aussi sortir des mélodies et des ambiances qui touchent au cœur. Dans le genre, “A Leila” est terrible, comme un clin d’œil aux compositions d’Eric Leeds sur son “Times Squarred” de 1991. Sans vous en apercevoir, vous êtes arrivés à “Paisley Park“, Minneapolis, du temps de “Madhouse” ou plus tard de N.E.W.S.”. Et un “Clay Army” comme un “Sign O The Times”…

Parfois la musique d’Ozma devient mystique et vous entrez dans une autre dimension en plein “spleen”. Vous pensez à “Bitches Brew”, aux “sessions de Jack Johnson” et à un Miles toujours bien présent presque trois décennies après son départ. Les terribles riffs de cuivres, la richesse de l’ensemble, sans temps mort, peuvent vite vous rendre fous. Vous voici en plein “tuk tuk Madness” !

C’est sûr, ici rien n’est fixe. Tout bouge vite et tout change d’un titre à l’autre avec une dextérité et un “savoir-faire” impressionnant. Trois constantes : plaisir, générosité et chaleur. Fortement conseillé pour voyager sans bouger !

Ozma “Hyperlapse” (2020, Cristal records)** Acheter

Sortie : 7 février 2020

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