Terence Trent d’Arby

1987 fut une année difficile pour les jeunes artistes. En effet, pas facile de trouver sa place entre la sortie d’un “Sign O The Times” de Prince et un “With Or Without You” de U2. Terence Trent D’arby réussissait pourtant l’exploit de se faire un nom cette année là.

Il faut dire que le monsieur est arrogant et prétentieux. Il ne trouve rien de mieux à dire que son album est “le meilleur depuis le “Sgt Pepper” des Beatles”. Les médias se sont jetés dessus, dès fois que ce serait vrai. Et “Introducing The Hardline According To Terence Trent D’Arby” -titre à coucher dehors de l’album en question- est vraiment excellent. Le succès est énorme en Angleterre, aux USA puis dans le monde entier. Quatre hits majeurs : “Sign Your Name”, “Wishing Well”, “If You Let Me Stay” et “Dance Little Sister”. Pas mal pour un ancien militaire !

Terence Trent d’Arby est né à New-York un 15 mars 1962 d’un père révérend et guitariste et d’une mère chanteuse de gospel. Au début des années 1980, Terence Trent d’Arby vite appelé T.T.D.A. (plus simple) est soldat dans l’armée américaine. Si ! Si ! Alors basé en Allemagne, il rejoint un groupe de funk, les “Called Touch”. Il quitte l’armée, s’installe à Londres et enregistre une maquette qu’il présente à CBS. Signature immédiate. Il faut dire que le timbre de voix du monsieur est absolument incroyable. “If You Let Me Stay”, premier single, entre directement dans le top 10 des ventes en Angleterre. Il en sera de même en France. L’album suit le même chemin se classant N°1 et restant dans les meilleures ventes pendant un an.

En 1988, sa chanson “Wishing Well” est N°1 aux Etats-Unis. “Sign Your Name” sera dans le top 5. L’album se vend à 2 million d’exemplaires sur le territoire américain, 8 millions dans le monde. Disque d’or en France. Un véritable ovni apprécié par public et médias. Sa musique entre pop, soul et rock plaît aux blancs comme aux noirs et casse les frontières. Avec un album, T.T.D.A. rejoint Prince en terme de popularité. Incroyable ! Mais comment continuer après un tel premier album ? Comment gérer une telle réussite à 23 ans ?

“Neither Fish Nor Flesh” sort en 1989, peut être trop rapidement. Ses ambitions sont revues à la baisse. Les textes sont plus engagés touchant à l’homophobie, entre autres. Les thèmes abordés sont trop lourds et le public a du mal à suivre. Résultat : aucun hit et l’album sort vite des classements. Les chansons du premier album sont encore dans toutes les mémoires et le “Bad” de Jackson inonde la planète. Terence Trent d’Arby s’éloigne pendant quatre ans…

L’artiste ne retrouvera jamais le niveau de son premier opus mais ses albums contiennent toujours de bons titres. En 1993, il revient avec “Symphony Or Damn”. L’accueil est bon et il gagne en crédibilité auprès d’un public fidèle. Mais aucun hit significatif. Désormais, il en sera ainsi pour TTDA. Le “Vibrator” de 1995 suivra le même chemin.

Ensuite, silence radio impressionnant. Il quitte “Sony” pour le label “Java” de Glen Ballard. En 1999, il est sur scène avec INXS. La même année, il apparaît dans une série TV.

Début des années 2000, on le retrouve sur l’album “Wildcard !” Terence Trent d’Arby devient “Sananda Maitreya”. Fin 2003, “Wildcard !” est sorti dans de nombreux pays. Malheureusement, la promo est inexistante. L’album passe inaperçu. Pourtant, il contient quelques perles comme “Some Bird Blue”, par exemple. Depuis, un parcours en solitaire sur son site où il vend ses albums en ligne sous le nom Sananda Maitreya.

Discographie Selective

 Introducing The Hardline According To Terence Trent d’Arby (1987, Columbia / Sony)*** Acheter

 Neither Fish Nor Flesh (1989, Columbia / Sony)** Acheter

 Symphony Or Damn (1993, Columbia / Sony)*** Acheter

 TTD’s Vibrator (1995, Work Group)* Acheter

 Wildcard ! (2001, Sananda records)** Acheter

Après 2001

 

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