MOBY : Future Quiet
MOBY : Future Quiet

MOBY : Future Quiet

Pour se protéger du monde et de son agitation, Moby a le chic pour se refugier dans des ambiances musicales ambient, mélodiques et belles. Future Quiet n’échappe pas à la règle.

Mais cette fois, son nouvel album est plus proche du travail orchestral qu’il a effectué chez Deutsche Grammophon, label de musiques classiques. L’album s’ouvre sur When It’s Cold I’d Like To Die, titre proche du Everything Is Wrong qu’il avait composé pour la série Stranger Things. Jacob Lusk du groupe Gabriels y apporte une interprétation habitée et irréprochable avec sa voix soul classique.

Pour le reste, Moby s’est concentré sur piano et cordes ainsi que sur la mélancolie. Estrella Del Mar et la voix de Elise Serenelle est un moment fort de l’œuvre. Seul moment ou Moby fait dur pur Moby, c’est sur Retreat et Mott St 1992. Piano, boucle et rythmique dans la ligné de Play et de titre comme Everloving. Il se permet le chant sur This Was Never Meant For Us. Ça n’a jamais été son point fort mais son timbre correspond toujours à merveille à sa composition. Un titre fabuleux qui débute lentement et finit dans des arrangements sublimes de cordes. Enfin, Future Quiet se ferme sur les 8 minutes de The Opposite of Fear, proche du travail d’un Ryuichi Sakamoto.

Comme souvent, Moby colle parfaitement à son époque. Il réussit à capter l’ambiance globale de son temps. C’est encore le cas ici. Dans une époque guerrière, instable à l’avenir plus qu’incertain, Moby offre un avenir calme, beau, apaisant aux repères forts. Presque trente ans que ça dure et tant mieux.

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