HIP-HOP en FRANCE : une HISTOIRE. La B.O. (part III)

1986-1988

Sur les deux années 1986-1988, beaucoup de changements. « Def Jam » lance les Beastie Boys, LL Cool J et Public Enemy. « Licensed To Ill », « Bigger and Deffer » et « Yo ! Bum Rush The Show » amènent le rap sur d’autres territoires. Les Run D.M.C. enregistrent le fameux « Walk This Way » avec le groupe « metal » Aerosmith. Nouvelle fusion musicale qui ouvre des portes pour beaucoup, à commencer par Ice-T. et ses Bodycount.

Beastie Boys « Licensed To Ill » (1986 / Def Jam-Universal). « You gotta fight, for your right, to paaaaarty ! » et Rick Rubin. Acheter

Cameo « Word Up » (1986 / UMG Recordings). Album consécration pour ce groupe qui a déjà dix ans de carrière en 1986. Deux titres seront ensuite repris à plusieurs reprises, notamment par le rapper 2pac dix ans plus tard : Candy et Word Up ! Acheter

Full Force « Temporary Love Thing » (1986 / Columbia-Sony). Groupe qui mélange aisément funk classique, hip-hop et electro. Leur musique met un coup d’arrêt à la domination du funk. Teddy Riley finira le travail. Avec leur artiste Lisa Lisa, ils lancent la tendance baptisée « Latin Hip-Hop » (branche « latino » du rap). Acheter

Levert « Casanova » (1987 / Rhino-Warner). La famille « Levert » a déjà presque deux décennies de carrière derrière elle quand sort cet album. Parfait exemple d’une reconversion réussie. La génération « Soul » trouve un son « urbain » très contemporain et touche la génération « hip-hop ». Acheter

Heavy D & the boyz « Mr Big Stuff » (1987 / Geffen Records). Premier album pour deux personnes qui vont vite devenir des stars : Heavy D suivra un beau parcours dans la musique puis sera acteur et auteur. DJ Eddie F deviendra un producteur très demandé dans les années 1990. Acheter

Keith Sweat « Make It Last Forever » (1987 / Elektra-Warner). L’album qui change le cours du R&B. « Génération funk » : au revoir ! Le genre « new-jack » qui accouchera du R&B moderne commence là. Acheter

Public Enemy « Yo ! Bum Rush The Show » (1987 / UMG Recordings). Une arrivée qui transforme le rap. Fini l’égocentrisme ou le gentil rap festif. Chuck D., leader du groupe, considère le rap comme le média d’informations principal pour les noirs, le C.N.N. de la rue. Acheter

Big Daddy Kane « Raw » (1988 / Cold Chillin’-Warner). Lui perpétue la tradition. Le rap repose sur les mots, le texte et sur la capacité du M.C. à les dire correctement avec un timbre de voix immédiatement identifiable. En 1988, à ce jeu, Big Daddy Kane est au top. Dans la lignée des Melle Mel et des Kurtis Blow qui ne sont déjà plus dans le paysage. Acheter

7A3 « Coolin’ In Cali» (1988 / Geffen). La côte Ouest se développe dans le sillage des rappers Ice-T et N.W.A. Dans les bons et populaires groupes, celui-ci ! Un classique aujourd’hui, un choc à sa sortie. Dans le groupe, un certain DJ Muggs, futur pilier de Cypress Hill. Influence majeure pour les NTM. Acheter

Boogie Down Production « my philosophy » (1988 / RCA-Sony). Lui aussi se sert du rap pour informer mais sans polémiques. Chris Parker alias KRS 1 a été profondément marqué par le décès de son ami Scott La Rock. Moral et instruction sont ses maitre-mots. KRS 1 dénonce les injustices sociales, le racisme entre blancs et noirs mais aussi le racisme entre noirs et la violence entre noirs. « Stop The Violence » ! Acheter

Ice-T « power » (1988 / Sire-Warner). Le parrain du « gangsta rap » marque l’année 1988 avec, en premier lieu, sa pochette ! 😊 Ensuite, le contenu est excellent et différent. Les textes rendent compte d’une terrible réalité. Un message anti-crime intelligent. Une star est née. Le rap côte Ouest prend plus de place dans le paysage. Acheter

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