HIP-HOP en FRANCE : une HISTOIRE. La B.O. (part IV)

1988-1989

UltramagneticMC’s « EgoTrippin’ » (1988). Un chef d’œuvre. Dans la tradition des précurseurs mais avec de nombreuses innovations dans la façon d’écrire et surtout avec la voix de Kool Keith. Les rythmiques et le niveau de production sont également pour beaucoup dans le succès de l’œuvre. « Watch Me Now » et « Ego Trippin’ » nous rendent dingues dans les soirées organisées par les I.Z.B. ou par Dee Nasty. Acheter

Public Enemy « Rebel Without a Pause » (1988). Un hymne. « Brothers and sisters, I don’t know what this world is coming to », la rythmique du « funky drummer » de James Brown et cette voix, cette puissance, ce phrasé qui prend au trippes, celui de Chuck D. Acheter

Guy « I Like » (1988). Le groupe de Teddy Riley. Quelques mois après l’incendiaire « I Want Her » de Keith Sweat, il montre son visage. « I Like » et sa rythmique ternaire bouleversent une génération et un certain Michael Jackson. Trois ans plus tard, Teddy produit 80% de l’album « Dangerous » pour « Bambi ». Riley vient de Harlem, du hip-hop. Il s’en sert pour révolutionner la musique noire. Acheter

De La Soul « The Magic Number » (1989). Dans un contexte où violence, dénonciation des injustices, revendications raciales prennent le pas sur le reste, l’arrivée de ce trio est une bouffée d’air pur. Nouvelle direction pour le rap et un producteur redoutable : Prince Paul. Il met en évidence les liens entre funk et rap. L’album est bourré de samples empruntés à George Clinton et son « P-funk ».

Heavy D & the boyz « Somebody For Me » (1989). Deuxième album, avec Teddy Riley et le chanteur Al B. Sure ! Un an après l’album de son groupe « Guy », Riley continue à inonder le marché. Acheter

Redhead Kingpin & the F.B.I. Crew « Do The Right Thing » (1989). Encore Riley, encore un hit mondial. La planète danse sur le titre destiné à l’origine au film de Spike Lee. Acheter

Gang Starr « Manifest » (1989). Album qui marque l’arrivée de deux grandes personnalités : le rapper Guru et le DJ Premier. Un savant et très réussi mélange entre jazz et rap qui plaira au réalisateur Spike Lee d’abord, à la planète tout entière ensuite. Acheter

Wrecks N Effect « New-jack swing » (1989). Décidemment, 1989 est une année fameuse pour Teddy Riley. Ce titre est un baptême du feu pour le genre qu’il a crée. Un clip efficace pour mettre en valeur les artistes qu’il produit, un clip ego-trip.

Soul II Soul « Club Classics vol. 1 » (1989). L’artiste anglais de l’année : « Keep On Movin’ » et « Back To Life » sont partout. L’Angleterre jouera ensuite un rôle important dans les musiques « urbaines » tout au long des années 1990. Acheter

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