C’est ce que j’affectionne tout particulièrement dans les romans de l’autrice. Elle a un talent rare pour entremêler la joie et la nostalgie, souvent dans un même chapitre.
LE ROMAN
Flora à 45 ans et la lucidité caustique de quelqu’un qui se connait suffisamment pour savoir exactement à quel point elle se rate. Elle travaille dans une mairie sous les ordres d’un certain Ghislain, petit chef en contreplaqué, dont j’espère sincèrement qu’un exemplaire de ce roman traine quelque part dans son existence et qu’il reconnait son portrait assez nettement pour passer une nuit difficile.
De manière générale, Flora ne peut plus « blairer » les gens. Ceux qui répondent à un texto par un appel téléphonique, ceux qui palpent toutes les tomates avant de les reposer, ceux qui marchent lentement au milieu du trottoir en rangée de trois… Dans son téléphone Flora a une application de rappel qui affiche « appeler mamie ». Comme nous, Flora a sans cesse reporté ce qui comptait le plus dans son existence. Elle pensait avoir le temps mais mamie a fait un AVC. C’est l’événement qui déclenche la fuite de Flora. Sans plus attendre, elle saute dans sa voiture pour rejoindre sa grand-mère. Ghislain peut aller se rhabiller.
MON AVIS
C’est ce que j’affectionne tout particulièrement dans les romans de l’autrice. Elle a un talent rare pour entremêler la joie et la nostalgie, souvent dans un même chapitre. Elle superpose le rire et la peine dans une même scène, comme dans la vraie vie., car celle-ci ne sépare jamais les émotions, aussi ambivalentes soient-elles
