1956-2012 : TRIP TO NEW-ORLEANS

 Qu’il est bon de se promener dans le “quartier français”, d’errer dans le parc “Louis Armstrong”, de manger de la “soul food” bien épicée en étant constamment entouré de bonne musique.

La Nouvelle-Orléans est la plus grande ville de l’État de Louisiane, aux États-Unis. Comptant 393 292 habitants et 1 275 762 dans son aire métropolitaine, selon les dernières estimations du Bureau du recensement des États-Unis, la ville est située sur les bords du Mississippi, non loin de son delta, sur les rives sud du lac Pontchartrain. Les limites de la paroisse d’Orléans, l’une des 64 paroisses subdivisant l’État de Louisiane, correspondent à celles de la ville. Sa vie culturelle riche, ancienne et vibrante lui vaut le surnom de Big Easy. Berceau du jazz, La Nouvelle-Orléans est marquée par l’héritage colonial français, que l’on retrouve aussi bien dans la toponymie que dans l’architecture ou les traditions locales.

Le ragtime ou “rag” fut popularisé entre 1897 et 1915 par Scott Joplin, James Scott ou encore Joseph Lamb. Principalement connu pour ses morceaux au piano, il peut également être joué à la guitare ou au banjo.

Jazz

Il est né à la Nouvelle-Orléans vers 1910, inspiré par le blues et le ragtime. Le premier orchestre important fut le “Creole Jazz Band” de King Oliver, dont faisait déjà partie un certain… Louis Armstrong. Hormis ces derniers, les chefs d’orchestres les plus connus de la Nouvelle-Orléans furent : Cab Calloway, Kid Ory, Clarence Williams et un grand nombre d’autres, ainsi que de musiciens inoubliables, comme Sidney Bechet ou Professor Longhair. La musique fut d’abord jouée dans les maisons closes du quartier de “Storyville”, quartier créé pour les plaisirs de tous ordres, près du port très actif à la fin du XIXe.

Zydeco

Le Zydeco arrive un peu plus tard, dans les années 1930. Proche de la musique traditionnelle cajun (ou cadienne) il a puisé dans les racines du blues et du Rhythm ‘n’ Blues. Le zydeco est systématiquement associé à l’accordéon et souvent à la langue française (difficilement compréhensible pour un français). Le terme “zydeco” serait une mauvaise compréhension d’une chanson traditionnelle : “Zarico son pa salee” (les haricots son pas salés).

Stars du Zydeco : Clifton Chenier, Boozoo Chavis, John Paul Junior, Beau Jocque ou Fernest Arsenaux, l’Angélus…

A la Nouvelle-Orléans, la fête et la musique c’est 24h/24. On y rajoute même quelques heures pour le “Mardi-Gras” (février) ou le “Jazz Fest” (avril). Le soir, en sillonnant les rues derrière la cathédrale, et particulièrement “Bourbon Street”, mais aussi sur “Decatur”, votre oreille vous guidera vers des sonorités à vos goûts : la musique est vraiment la grande spécialité de la ville, et particulièrement le blues et le jazz, le ragtime ou encore le cajun.  Mais R&B moderne et hip-hop sont aussi bien présents dans les cafés du quartier français.

En écoute

 Louis Armstrong “Mack The Knife (live)” (1956). Entre les années 1920 et 1950, il marque pour l’éternité le jazz par ses innovations, son chant baryton si particulier et la virtuosité de son jeu de trompette. Acheter

 Lee Dorsey “Get Out Of My Life” (1966). Immense compositeur et arrangeur, Lee Dorsey était l’incarnation du charme façon Nouvelle-Orleans. Il a partagé la scène avec James Brown, Jerry Lee Lewis et même les Clash. Il avait comme groupe les “Meters” fut un temps et ses chansons ont été reprises de nombreuses fois par Ike & Tina Turner, John Lennon ou les Pointer Sisters. Acheter

 Allen Toussaint “Everything I Do Gonna Be Funky” (1970) Acheter

 The Meters “Chicken Strut” (1970). Le groupe de Art Neville. L’âme funk et soul de la ville, c’est eux. Acheter

 Idris Muhammad “Hard To Face The Music” (1976). Entre la fin des années 1950 et les années 1970, il est LE batteur incontournable du jazz et du funk. Un innovateur au “groove” indéniable. Il a joué avec les plus grands de son temps, de Curtis Mayfield à Sam Cooke en passant par Roberta Flack et Bob James, entre autres. Il est aussi le batteur le plus samplé. Demandez aux Beastie Boys ce qu’ils en pensent..  Acheter

 Neville Brothers “Yellow Moon” (1989). La famille la plus respectée et la plus emblématique de la ville côté “soul / funk”. Une histoire qui débute à la fin des années 1960 et qui dure encore… Acheter

 Dirty Dozen Brass Band “Big Chief” (2002). R&B, funk, jazz, soul, ce groupe de cuivres perpétue la tradition du son initial de la ville en le modernisant un peu. Quarante ans de carrière… Acheter

 Franck Ocean “Pink Matter” (2012). Il n’est pas née dans la ville mais il a grandi et étudier là. L’ouragan “Katrina” l’obligera à en partir. Sa musique est imbibé du style “Nouvelle-Orleans”. Un des artistes R&B les plus inspirés, en solo ou comme arrangeur, depuis le début des années 2010. Acheter

 

 

 

 

 

 

 

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