MOBY joue les depressifs

 Après quelques égarements rock limite punk, Moby revient à ce qu’il fait de mieux : Une musique électronique mélancolique.

Avec “Void Pacific Choir”, il avait vomi sa haine et sa colère face à la politique américaine. Avec “Everything Was Beautiful And Nothing Hurt”, il est proche de la dépression et d’une musique très introverti. Le contexte social de son pays lui inspire cette mélancolie dont il a le secret. Ici, elle est omniprésente. Mais l’album n’est jamais triste, enfin, rarement. Musicalement, c’est un indéniable retour au genre trip-hop et un réel parallèle à son album “Play“. A la différence de cet opus, Moby n’utilise pas le travail de Lomax pour les voix. Raquel Rodriguez interprète un très réussi “Like A Motherless Child”, référence à un standard gospel intitulé “Sometimes I Feel Like A Motherless Child” mais complètement revu et corrigé. Les references à “Play” sont nombreuses : “The Last Of Goodbyes / Why Does My Heart Feel So Bad ?”, “My Weakness / The Ceremony Of Innocence” et “Porcelain / The Tired And The Hurts”. Globalement, les atmospheres sont sombres, les mélodies belles et les rythmes ont un groove hypnotique.

Moby semble anxieux. L’album se termine par un “A Dark Cloud Is Coming”, peut être une preuve qu’il ne voit pas l’avenir d’un bon oeil. Il règne ici comme une ambiance de fin du monde. Mais sa mosaïque spirituelle fait du bien à l’âme.

Moby “Everything Was Beautiful And Nothing Hurt (2018, Little Idiot Music / Because Music)** Acheter

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