Nasty “T.N.M.”

 Voilà maintenant de nombreuses années que cette formation britannique écume les salles de concerts et les studios.”The New Mastersounds” joue du funk, de la soul avec un fond jazz.

Le tout avec un enthousiasme et une énergie communicative ainsi qu’une technique proche de la perfection. Eddie Roberts, DJ à Leeds en est à l’origine. C’est lui qui recrute Simon Allen (batterie), Pete Shand (bass) et Bob Birch (piano et claviers).

Le “New Mastersounds” s’est formé en 1999. Depuis, de nombreuses collaborations avec des artistes anglais et américains plus des albums enregistrés sous leur nom. Leur réputation se fera rapidement. En 2000, le groupe enregistre quelques singles puis un album en 2001 sur le label Keb Darge. La réaction presse est unanime et dithyrambique. Mais le plus important : Cut Chemist, Pete Rock et DJ Shadow campent certaines de leurs rythmiques. “The New Mastersounds” gagne alors une forte crédibilité.

En 2003, sur “Be Yourself”, deuxième album, la chanteuse Corinne Bailey Rae assure les parties chantées et leur permet de toucher un public plus large, surtout en Angleterre. A l’international, seuls les amateurs de funk et de soul sont friands de leur musique. Le grand public ne les connait pas. Qu’importe ! Ensuite, “This Is What We Do” sort en 2005 et un “live” voit le jour en 2006.

Les années suivantes sont celles de la consécration pour une formation soul-funk. En effet, lorsque des légendes du genre comme Art Neville (Neville Brothers), Maceo Parker et Fred Wesley (JB’s) et George Porter Jr (Meters) acceptent de monter sur scène avec vous, c’est que vous n’êtes pas trop mauvais…

En 2008, nouvelle collaboration avec une grande dame et une chanteuse inoubliable : Dionne Warwick. The New Mastersounds porte bien son nom. Depuis, le groupe a joué au Japon et surtout aux Etats-Unis.

2018 marque leur grand retour en studio pour l’enregistrement de “Renewable Energy”. C’est indiscutable : Leur groove ravageur est communicatif et puissant. Il suffit d’écouter “Chicago Girl”, premier titre, pour en être convaincu. Les ambiances à la “Grant Green” ou façon James Brown sont nombreuses. L’esprit Herbie Hancock, période “Headhunters”, est également évident. “Tantalus” et “Stash” en sont des preuves brillantes. La prise de son et les choix de productions y sont pour beaucoup. L’album a été enregistré en deux temps : D’abord à la Nouvelle-Orleans puis à Denver. Le tout entre 2016 et 2018. Sur “Hip City”, un trio bass-batterie-claviers vous mettra K.O. Amateurs des “Blue Break Beats” du label Blue Note, du funk des années 1970 comme le jouaient Hancock ou les frères Mizell, vous en prendrez pour votre grade. Les autres trouveront un bon prétexte pour faire la fête et danser toute la nuit.

 The New Mastersounds “Renewable Energy” (2018)*** Acheter

Discographie Selective

 Keb Darge presents “the new mastersounds” (2001, BBE)** Acheter

 Be Yourself (2003, One Note)** Acheter

 102 % (2006, One Note)*** Acheter

Plug & Play (2008, One Note)** Acheter

 Breaks From The Border (2011, Orchard)** Acheter

 Therapy (2014, Legere Recordings)*** Acheter

Artistes du même genre ou de la même époque : Sharon Jones, The Quantic Soul Orchestra, The Haggis Horns, Shaolin Temple Defenders, JB’s, Fred Wesley & the horny horns

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