Tommy Boy

Tommy_Boy_Logo “Tommy Boy” est le nom d’un label dont le rôle est majeur dans l’histoire du rap. En effet, avec “Sugarhill”, il est le premier à croire dans le potentiel commercial de cette musique, le premier à signer des artistes et à les commercialiser sur vynil. Tom Silverman en est à l’origine. “Tommy Boy” est crée en 1981 à New-York.

tom Tom Silverman

Avec l’aide d’une équipe d’auteurs, compositeurs et producteurs composée d’Arthur Baker, Fred Zarr et Jon Robbie, il installe un son rap très électronique. Il est donc aussi à l’origine du genre “electro”. Mais à cette époque, les deux genres ne font qu’un. Il suffit d’écouter les premiers titres d’Afrika Bambaataa ou de Planet Patrol pour s’en rendre compte.

bam2 Afrika Bambaataa.

Entre 1980 et le milieu des années 90, “Tommy Boy” sera incontournable pour le rap. Sa domination commence avec Afrika Bambaataa en 1981 et s’étend jusqu’en 1995 avec les signatures de Naughty By Nature en passant par De la Soul, les Stetsasonic, K7, Coolio, Queen Latifah, Digital Underground et House Of Pain.

Avec le temps, rap et electro deviendront des genres bien distincts. Le label ne cessera jamais de développer les deux. Dans l’écurie “Tommy Boy”, on trouve Danny Tenaglia, les Masters At Work, Junior Vasquez, Information Society, Todd Terry, TKA, entre autres, pour la scène électronique. Comme pour le rap, ces artistes seront des précurseurs avec une énorme influence sur le marché. Bob Sinclar est un fan du label de longue date. Lorsqu’à son tour il deviendra un artiste connu et reconnu dans le monde, il signera avec “Tommy Boy” aux Etats-Unis.

MAW

Pour bien comprendre le succès de ce label et son statu de légende dans le paysage musical, il faut essayer d’imaginer un monde où le rap et la culture hip-hop n’existent pas. Pas facile aujourd’hui. Il faut essayer d’imaginer un monde où la musique électronique n’existe pas à l’exception de quelques tentatives comme Kraftwerk. Pas facile aujourd’hui.    Ceux qui ont vécu cette période ne s’en sont jamais remis.

“Sugarhill” et “Tommy Boy records” ont fait passer le rap d’une culture “underground” née dans le Bronx du sud à un marché rentable. Du coup, de nombreux petits labels ont vu le jour dans leur sillage et le rap est devenu une industrie plus que rentable financièrement. Et cette révolution musicale ouvrira de nombreuses portes au monde de la mode et à celui des médias.

La domination de “Tommy Boy” est presque totale entre 1981 et 1986. Mais le label sera victime de son succès. La multiplicité des labels et des producteurs entrainera sa perte. L’arrivée de “Def Jam” en 1986 n’arrangera pas les choses. Mais “Tommy Boy” aura encore les ressources pour trouver de nouveaux talents jusqu’au milieu des années 1990.

Ensuite, le prestige ne sera plus là. Le label entre dans l’histoire. En 2002, Tom Silverman revend “Tommy Boy” à Warner, vingt ans après sa création.

Classiques du label

 bam Afrika Bambaataa Planet Rock (1982, Tommy Boy)***

stetsa Stetsasonic On Fire (1988)***

delasoul1 De La Soul 3 Feet High And Rising (1989)***

digital Digital Underground Sex Packets (1990)**

naughty Naughty By Nature Naughty By Nature (1991)**

house House Of Pain House Of Pain(1992)***

naughty2 Naughty By Nature 19 Naugthy III (1993)***

coolio Coolio Gangsta’s Paradise (1995)**

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