Earth Wind & Fire

EWFcloseup  Wind & Fire a probablement été la plus belle réussite commerciale et le groupe funk le plus populaire des années 1970.

maurice white Maurice White

Conçu par le batteur, compositeur, musicien (kalimba) et occasionnellement chanteur Maurice White, le groupe depassait les simples limites du funk. Certes ! La base était funk mais le jazz, la soul, la pop, le gospel, le rock, la musique africaine et plus tard le disco faisaient aussi partie de la musique d’Earth Wind & Fire.

pbailey Le chanteur principal, Philip Bailey, est pour beaucoup dans la dimension du groupe. Sa voix immédiatement identifiable, haute, lui permettait de chanter des ballades mais également des titres très funk. Derrière lui, le groupe construisait des harmonies sur le modèle “Motown”, des grooves sur le modèle JB’s ou des improvisations façon jazz.

Quand à leurs concerts, gigantesques pour l’époque, ils étaient aussi élaborés et dynamiques que ceux de la famille “P-funk” de Clinton. La dimension spirituelle et mystique était très forte, sur scène et en studio.

Maurice White avait fondé Earth Wind & Fire en 1969 à Chicago. Auparavant, il avait fait ses armes comme batteur de studio pour le label jazz “Chess” aux côtés de Fontella Bass, Billy Stewart et Etta James, entre autres. En 1967, il remplaçait Redd Holt dans le très populaire trio jazz de Ramsey Lewis. C’est là qu’il apprend le kalimba qu’il utilisera beaucoup dans ses projets suivants. En 1969, il quitte le trio de Ramsey Lewis et met en place un partenariat avec Don Whitehead (claviers) et le chanteur Wade Flemons. Cette association menera au groupe “Salty Peppers” qui signe avec Capitol pour le titre “La La Time”. C’est un echec commercial. White part pour Los Angeles avec quelques membres du groupe qui devient alors Earth Wind & Fire. Un nouveau contrat est signé avec Warner et un premier album voit le jour en 1970. De nombreux critiques sont intrigués par leur travail qui suscite vite beaucoup d’interêt. En 1971, l’album “The Need Of Love” n’a pas encore grand succès mais il leur permet de figurer sur une B.O. Culte, celle de “Sweet Sweetback’s Baadassss Song” de Melvin Van Peebles.

Maurice White n’est toujours pas satisfait des résultats. Il demantèle la première version du groupe ne gardant que son frère Verdine à ses côtés. Il recrute de nouveaux musiciens tels Larry Dunn (claviers), Ronnie Laws (flûte et saxophone) et Philip Bailey alors membre de “Friends & Love”, groupe de Denver.

clive Clive Davis

C’est un grand monsieur qui leur donne leur chance chez Sony (alors CBS). Clive Davis, c’est lui, les signe en 1972 pour l’album “Last Days and Time”. De nouveaux changements de musiciens ont lieu. Le guitariste Al McKay rejoint EWF. Désormais, le groupe est prêt pour le succès. “Head To The Sky” (1973) et “Open Our Eyes” (1974) sont leurs premieres grosses ventes et revelent leur génie au grand public. Ils marquent également la collaboration du groupe avec le producteur, arrangeur et compositeur Charles Stepney. Fred, autre frère de Maurice White entre comme second batteur. Le titre “Mighty Mighty” est dans les dix meilleures ventes R&B. Le terrain est prêt pour la suite.

En 1975, White et son groupe renouvellent l’expérience pour la B.O. D’un film. Ce sera pour le long metrage “That’s The Way Of the World”. Le film est assez loin du chef d’oeuvre mais l’album contient le premier classique d’EWF : “Shining Star”, N°1 des ventes R&B et N°1 des ventes pop. La chanson leur rapporte un “grammy” dans la catégorie “meilleure performance vocale”. L’album est également N°1 des ventes. La ballade “Reasons” sera l’autre gros succès de l’album. Cette fois, EWF accède au statu de star internationale. La voix de Bailey est une référence. White utilise les énormes revenus financiers de l’album pour developper le concept scène. Des effets visuels hallucinants sont mis en place et une section de cuivres est ajoutée pour la scène. Un album live est commercialisé. “Gratitude” sera leur deuxième N°1, un des plus gros succès “live” de l’histoire de la musique. Les chansons “Sing a song” et “Can’t Hide Love” ont le même succès.

1976 est l’année d’un drame pour le groupe. Durant l’enregistrement de l’album “Spirit”, Charles Stepney décède d’une crise cardiaque. Maurice reprend les arrangements des cordes. L’album “Spirit” sera une réussite tout comme le titre “Getaway”, produit par Stepney.

Dans le même temps, Maurice White se lance pour la première fois dans une activité parallèle. Il cherche de nouveaux talents pour les produire. C’est avec The Emotions et Deniece Williams qu’il débute comme producteur. Le son Earth Wind & Fire fait des petits.

L’année suivante, 1977, l’album “All n’ All” voit le jour avec un autre classique de la carrière EWF : “Fantasy”. Dans le même temps, the Emotions sont au sommet des ventes avec la chanson “Best Of My Love”. L’aura de Maurice White est immense. Il en profite pour créer ARC, son label. Il démontre une intelligence redoutable dans tout les niveaux du métier.

A cette époque, le disco monte en puissance. EWF collabore avec the Emotions pour un “Boogie Wonderland” explosif, encore un classique de leur discographie et un hit mondial. La ballade “After The Love Has Gone” suit avec le même succès. Et déjà quatre années intenses pour EWF. “I Am”, sixième album en quatre ans, est encore disque de platine. Leur créativité semble sans limites.

1981 sera l’année de leur hit, la chanson emblématique d’Earth Wind & Fire, leur hymne vite connu partout sur la planète. On danse dans de nombreux pays sur EWF avec “Let’s Groove”. C’est l’apogée pour Maurice White et aussi le début du déclin. Jamais le groupe n’avait connu pareil succès populaire et ce sera aussi la dernière fois. Avec “Let’s Groove”, EWF est leader des courants funk et disco aux côtés de Chic. Ensuite, l’album “Powerlight” sera decevant et des problèmes financiers obligent Maurice White à se séparer de sa section de cuivres. La sortie de “Electric Universe” n’arrange pas les choses. Le groupe décide d’un break. Philip Bailey s’embarque dans une carrière solo plutôt réussie dans la pop. Son duo “Easy Lover” avec Phil Collins (batteur, chanteur et ancien membre de Genesis) est un hit fort des années 80. Phil Collins utilisera d’ailleurs la section de cuivres des EWF sur ses albums solo ainsi que sur les albums de Genesis.

Au milieu des années 80, on ne donne plus cher de la carrière du groupe. Le hip-hop est là et bien là. Le style EWF appartient au passé et Maurice White, comme beaucoup d’autres groupes des années 70, ne parvient pas à s’adapter aux nombreux changements de technologies dans la musique. C’est un autre temps qui commence et EWF n’en fait pas partie.

Une tentative de retour a lieu en 1987 avec l’album “Touch The World”. La chanson “System Of Survival” sera N°1 mais l’impact n’est plus le même. Désormais, le maître s’appelle Teddy Riley et son style “new-jack swing” emporte tout sur son passage. Ensuite, EWF ira de label en label et d’album en album sans grand succès.

Au total, leur succès international intense couvre dix années (1972 / 1982), leur carrière s’etend sur 41 années puisqu’un album à vu le jour 2013 (Now then & forever).

Artistes du même genre ou de la même époque : Cameo, Mandrill, Average White Band, Bar-Kays, Zapp, Kool & the gang, Maze, the Isley Brothers, Rufus, the Gap Band, the Fatback Band, Commodores, Slave, Rick James, Ohio players.

Discographie selective

EWF1 Earth Wind & Fire (1971, Warner)***

EWF2 The Need Of Love (1971, Warner)**

EWF3 Last Days and Time (1972, Columbia)**

EWF4 Head To The Sky (1973, Columbia)**

EWF5 Open Our Eyes (1974, Columbia)**

EWF6 That’s The Way Of The World (1975, Columbia)***

EWF7 Gratitude (1975, Columbia)***

EWF8 Spirit (1976, Columbia)***

EWF9 All N’ All (1977, Columbia)***

EWF10 I Am (1979, Columbia)**

EWF11 Faces (1980, BBR)**

EWF12 Raise (1981, Columbia)***

EWF13 Powerlight (1983, Columbia)***

EWF14 Electric Universe (1983, Columbia)*

EWF15 Touch The World (1987, Columbia)*

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