Rakim

 

rakim Rakim est reconnu par la communauté hip-hop du monde entier comme l’un des plus grand rapper de l’histoire du rap, peut être même le plus grand.

Ce n’est pas tant ce qu’il dit (ses textes ont souvent attraits à son ego et à sa confession musulmane) que la façon dont il le dit car son phrasé est absolument unique, encore aujourd’hui inégalé. Son flow, c’est à dire son rythme, est fluide, sans effort, jamais agressif, avec des elements rythmique jazz. A l’entendre, rapper semble si facile. Il a mis la barre à une hauteur jamais atteinte avant lui, ni après d’ailleurs. A une époque où la plupart s’amélioraient grâce à des joutes verbales improvisées appellées “battles”, il a été le premier à s’assoir et à écrire des textes d’un jet avec des mots précis choisis intelligement, des metaphores et le premier à les dire avec une clarté deconcertante.

Même une fois ses nombreuses innovations vocales assimilées et reprises par les rappers les années suivantes, son travail à cette époque sonne toujours actuel. Ses enregistrements suivants, à la fin des années 90, ne feront qu’ajouter à la légende.

Williams Griffin Jr est né en janvier 1968 à Long Island, New-York. Il est le neveu de Ruth Brown, legende du R&B des années 1950. Il grandi donc dans une famille de musiciens et sa passion pour le hip-hop est précoce.

A l’âge de seize ans, il se converti à l’islam et prend le nom de Rakim Allah. En 1985, il rencontre Eric Barrier, DJ du Queens, qui aura le talent de construire des musiques parfaitement adaptées à ses capacités vocales. Le duo “Eric B. & Rakim” marque profondement la deuxième moitié des années 1980 et le début des années 90. Avec leur single “Eric B. Is President”, 1986, la communauté hip-hop est retournée. Les titres suivants, “I Ain’t No Joke” et “Paid In Full” sont encore aujourd’hui des classiques indispensables dans toutes bonnes collection de rap.

Leurs deux premiers albums, “Paid In Full” et “Follow The Leader” (1987 et 1988) ont assis leur domination et imposé encore un peu plus le rap de la côte Est des Etats-Unis.

Malheureusement, après la sortie du quatrième opus, le duo ne trouve plus d’interêt à travailler ensemble. Chacun souhaite une carrière solo. De plus, des embrouilles juridiques séparent les deux hommes, définitivement. 1992 marque cette fin. En 1993, on entend à nouveau Rakim sur la B.O. Du film “Gunmen” de Mario Van Peebles avec le titre “Heat It Up” puis plus rien pendant quatre ans.

1997 : Nouvel album et encore une bombe dans la culture hip-hop. “The 18th Letter” est d’un niveau très surprenant, surtout pour un vétéran de cette culture. Car en moyenne, la durée de vie d’un rapper avec du succès commercial est de cinq ans. Rakim est encore là dix ans après ses débuts. Mieux, la critique ainsi que le public sont au rendez-vous et l’album est N°4 des ventes à sa sortie. L’effet ne sera pas le même en 1999 pour l’album “Master”. Cette fois, l’oeuvre manque de cohésion artistique.

Pour retablir la situation, Rakim signe avec “Aftermath”, label de Dr Dre, en 2001. L’enregistrement de l’album “Oh My God” débute en 2002. Mais des désaccords entre les deux hommes empecheront sa sortie. Le titre est changé pour “The Seventh Seal” et l’album voit le jour en 2009.

Discographie

Eric B. & Rakim

ericBrakim1 Paid In Full (1987, 4th & Broadway)***

ericBrakim2 Follow The Leader (1988, UNI records)***

ericBrakim3 Let The Rhythm Hit’ Em (1990, MCA)**

ericBrakim4 Don’t Sweat The Technique (1992, MCA)***

Rakim en solo

rakim1 The 18th Letter (1997, Universal)***

rakim2 The Master (1999, Universal)***

rakim3 The Seventh Seal (2009, SMC)*

Artistes du même genre ou de la même époque : EPMD, Eric Sermon, KRS One, Boogie Down Production, Mos Def.

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