NOJAZZ

 À leur arrivée en 2001, la musique de Nojazz est totalement inédite. Afro-cubaine, jazz, hip-hop, électronique, les barrières sont allègrement cassées avec brio.

D’emblée, la musique de Nojazz est énergique, terriblement stimulante et ne ressemble à rien d’autre. Il en est de même pour leurs concerts, voir le “Festival Internationale de jazz de Montréal” en 2002. 

 Le premier album installe le nom Nojazz. Leur titre “Candela” est dans de nombreux clubs de danse et sur les radios. Le “buzz” est fort et le bouche-à-oreille fonctionne bien. La présence du rapper “Mangu” les installe dans le cercle hip-hop. La production est énorme. Normal, Téo Macero, producteur historique de Miles Davis est aux manettes.

Des samples dans tous les sens, des cuivres puissants, des rythmiques hystériques, un “groove” indéniable et beaucoup de folie, l’ovni fait sensation.

 Deuxième album, la méthode est la même mais le personnel un peu plus prestigieux. Stevie Wonder, Maurice White, Mino Cinelu et Claude Nougaro sont de la partie. À l’image de leur musique : éclectique ! Une musique urbaine, internationale au carrefour du R&B, du jazz et du hip-hop. Avec “Have Fun”, Nojazz confirme la voie prise en 2002 et impressionne par ses invités. Les français ayant travaillé avec Stevie Wonder, Maurice White et Macero sont rares, très rares…

 Mais la crise du disque est là. Rien ne va plus chez “Warner”, leur maison de disque. Pascal Bussy, celui qui leur a fait confiance avec un contrat, est gentiment remercié. Nojazz ne baisse pas les bras, pas le genre de la maison. Quatre ans plus tard, “Zooland” est prêt. Le titre correspond au visage du monde de la musique à sa sortie : un Zoo ! Leur son se durcit. La direction vers l’électronique est encore plus nette. Seuls les cuivres ont une couleur jazz. Pour le reste, c’est une musique de plus en plus mutante. Un peu trop peut être…

 Sans contrat, Nojazz se tourne davantage vers la scène. Compilation et live au programme. Les temps sont durs. Il faudra attendre 2016 pour de nouvelles compositions. “Soul Stimulation” est un album fort et intelligent. Nojazz a compris la nécessité de changer de style. Au début des années 2000, leur musique était fraiche. En 2016, elle ne peut plus être la même. “Soul Stimulation” est soul, sensuel et encore très festif. Une vraie nouveauté, effet de surprise : l’entrée d’un chanteur dans le groupe. Avec lui, une couleur funk-soul très 80’s teintée de house très 90’s assure un bon dépoussiérage du style Nojazz. Pas un hasard si l’album s’ouvre sur “Change”…

L’aventure continue, tant mieux ! Nojazz a fait preuve d’une incroyable capacité d’adaptation et a survécu approchant tranquillement des vingt ans de carrière…À suivre. Sortie du prochain album prévue en novembre 2019.

Discographie

 Nojazz (2002, Warner)*** Acheter

 Nolimits (2004, WEA)** Acheter

 Have Fun (2006, Warner)*** Acheter

 Zooland (2009)** Acheter

 Nojazz & Friends “Live au Sunset” (2013, JMS)*** Acheter

 Soul Stimulation (2016, pulp music)*** Acheter

photo du groupe : Astrid Bailo – 17A7

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