WILD FUNK

Quelques titres rares et obscures retrouvés dans la cave. Du funk, “old-school”, parfois méconnu même par les amateurs du genre. Wild Funk : du funk, pur, sauvage, technique, sexy, bon pour la sueur. Bonne écoute.

 Le Klass “She Can Let Go” (1989, Bellmark)**. Groupe de Georgie qui rendait hommage au funk de Minneapolis en 1989. Nelson Curry, le chanteur, avait un réel talent pour l’écriture. Leur funk sonnait “Prince” sans jamais tomber dans le plagia. Malheureusement, le niveau de production était assez faible.

 Madame X “I Want Your Body” (1987, Atlantic)***. Formation mise en place par Bernadette Cooper, leader du groupe féminin “Klymax”. Du funk chaud et sexy calibré pour les clubs torrides de la côte ouest des Etats-Unis.

 Atension “Let Me Push It To Ya” (1989, Island)**. Riffs de guitare, bass omniprésente, claviers et quelques samples. Du funk pour puristes. Lionel Job, producteur des “Starpoint“, était dans l’ombre de ce groupe signé sur “Island“.

 Autumn “Sure Sounds” (1984, Compleat)**. Loin des diktats du commerce, “Autumn” jouait un funk qui sentait bon la sueur. Un funk joué par des noirs pour les noirs avec le rythme comme priorité et une superbe ligne de bass. Sans concessions.

 Cameo “Be Yourself” (1982, Universal)**. Probablement l’un des trois grands groupes funk des années 1970 et 1980. Ici avant leur période commerciale, quand Larry Blackmon et ses potes ne s’intéressaient qu’à une chose : le groove ! Acheter

 Chad “Soldier Of Love” (1987, RCA)**. Fin des années 1980, en pleine période “new-jack”, le label “Hush” parie sur cet artiste à contre-courant. Un funk décalé à une époque dominée par le rap mais un funk excellent. Flop commercial mais de très bons titres à commencer par celui-ci.

 Da Krash “Trapped In Phases” (1988, Capitol)**. Groupe de Minneapolis produit par Jesse Johnson, guitariste de l’institution “The Time”. Un côté rock comme les appréciait Jesse Johnson et un côté très sauvage purement son de Minneapolis, comme sur ce titre.

 Dazz Band “Swoop I’m Yours” (1983, Motown)***. Pour tout amateur de funk, ce groupe fait partie du patrimoine. Basé à Cleveland, il ne cherchait pas le succès à grande échelle ou le “crossover” comme disent les américains. Leur funk pur était parfois expérimental, toujours brut et bon pour la danse. Acheter

 The Deele “Can U Dance” (1987, Solar)**. Groupe basé sur la recherche, véritable laboratoire de sons. Kenneth “Babyface” Edmonds, chanteur du groupe, se servira de leur travail pour l’album “Don’t Be Cruel” de Bobby Brown en 1988, entre autres. Son succès mondial comme producteur, il le doit largement à la période passée avec “The Deele”. Acheter

 Mtum “New Face Delhi” (1986, Epic)***. Dernier album de James Mtum. Moins marquant que “Juicy” mais essentiel pour les passionnés de funk. Totalement méconnu du grand-public, James Mtum a eu une influence majeure sur les artistes des générations suivantes. Le nombre de reprises ou de samples de sa chanson “Juicy” en sont la preuve. Voir Notorious Big, Wrecks N Effect, Zan, Chris Brown, Blackstreet et tant d’autres. Acheter

 SOS Band “If You Want My Love” (1983, Tabu)***. Groupe d’Atlanta qui connaitra le succès à grande échelle grâce au duo de producteur Jam & Lewis. Ce titre présent sur l’album “Just Be Good to Me” illustre bien la qualité de leur funk chaud et acoustique tel qu’il était avant l’arrivée de Jam & Lewis. Acheter

 Tyrone Brunson “Space Boy” (1987, MCA)**. Chanteur de Washington produit par James Mtum en 1987. Les amateurs du genre n’ont jamais oublié “The Method” ni “Love Triangle”, ballade avec le sax de Vincent Henry dans un beau solo. Un funk lourd au groove ravageur.

 Zapp “Itchin’ For Your Twitchin’” (1985, Warner)***. La famille Troutman de l’Ohio avec un titre tiré du “The New Zapp IV U” de 1986. Avant le déclin commercial et les tragédies familiales. Stevie Wonder et Peter Frampton avaient déjà utilisé la “talk box” (instrument qui déforme les sons). Zapp en fera une marque de fabrique. Acheter

 Woody Cunningham “Tonite” (2000, Instinct)**. Le funk électrique qui a tant influencé la génération électronique de la fin des années 1990. Lorsque Woody Cunningham enregistre ce titre avec son groupe “Kleeer”, en 1983, c’est un funk tout simplement révolutionnaire. Pas étonnant si le rapper 2pac leur empruntera des sons sur son album “California Love” en 1996.

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